Pour changer, j’ai une bonne nouvelle: il y a ENFIN une femme dont la pensée pèse véritablement sur l’action géostratégique de l’Oncle Sam, et donc du monde entier !
Mais qui ? Madeleine Albright ? Condoleeza Rice ? Hillary Clinton ? Naaan.
Je veux bien sûr parler de Lady Gaga.
Si si si, on parle bien de la même personne, celle qui “want to take a ride on your disco stick”. Tout-à-fait.

( S’il reste quelqu’un qui ne la connait pas, je lui laisse cinq minutes pour faire une recherche en ligne, mais alors vraiment, je te jure, t'es pénible, hein...)
Ça y est ? C’est bon ? Je peux continuer ?
Bon, donc, je disais, Lady Gaga, depuis plusieurs mois déjà, s’est faite la porte-parole de la communauté gay américaine pour appeler le sénat à réformer la loi dite “ don’t ask, don’t tell” qui pourrait se résumer ainsi: “ keep the queens out of the marines”, c’est-à-dire pas de tantouses chez les meuwines !
C’est une loi qui rend incompatible l’homosexualité et la carrière militaire sous la bannière étoilée. La guerre c’est pour les hommes, les vrais ! Ceux qui besognent des femmes, pas leurs copains de chambrée !
Conséquemment, dès qu’un fier GI est reconnu “coupable” de pratiques inverties, il est expulsé du corps (haha).
Lady Gaga réclame de tout son être l'abrogation de cette loi, pour que les gays meuwines en finissent avec le stress, les brimades, le sentiment de persécution qui poussent chaque année nombre d’entre eux vers la dépression et même pire.
Et alors? me direz-vous...
Et alors il y a Wikileaks. Le scandale Wikileaks. La boulette.
Et la dernière source en date du site Wikileaks, c’est Bradley Manning, jeune homo rieur, tout de kaki vêtu, qui officiait en Irak en qualité d’agent de renseignement spécialisé en informatique.
“Démasqué” en tant qu’homo, moqué et harcelé par ses pairs, victime des brimades et des persécutions dont parle Lady Gaga et dont les militaires ont le secret, notre petit Bradley décide de foutre le boxon en téléchargeant et en transférant à Wikileaks des centaines de milliers de messages confidentiels de la diplomatie américaine, créant la situation que l’on sait. La vengeance du pédé (dé)masqué. Fallait pas l'embêter.
Et comment a-t-il fait, Bradley, pour faire sortir tous ces documents ARCHI-ULTRA-TURBO-SECRETS protégés par les systèmes de défense les plus perfectionnés de l'univers ? Il les a bêtement copiés sur un CD, sur lequel il avait écrit LADY GAGA pour ne pas attirer l'attention.
CONCLUSION: si le sénat américain avait écouté la demoiselle susnommée, oui, elle, là, avec sa robe en bidoche, eh bien il aurait évité la plus grosse bévue géopolitique de ces dernières décennies.
On devrait TOUJOURS écouter Lady Gaga, CQFD.
Ce que personnellement, je me tue à dire depuis maintenant des mois, mais Dieu qu’il est long, le chemin du prophète ! ( et Dieu qu’il est dur de marcher dans le désert en escarpins à paillettes taille 46 !)

1 commentaires:
De retour, et toujours aussi plaisant a lire!
Il faut toujours un mauvais élément pour passer sa haine, avant c'était la couleur, maintenant l'orientation sexuel.
Quelle belle vengeance, mais
j'ose même pas imaginer ce qu'il va prendre ce cher Bradley.
En pensant a la chasse aux "sorcières", il me revient une pensée de Charlélie C.:
"Les étrangers qu'on préfère , c'est les étrangers de couleurs parce qu'on les voit de loin..."
Enregistrer un commentaire