13.11.09

ALIM LE TANNEUR T4 TOUT CHAUD !

Voilà, c'est lui: le quatrième et dernier tome d'Alim Le Tanneur vient d'arriver chez moi, et sera donc dans les bacs le 2 décembre.
Une page se tourne.
Enfin plus exactement 64 pages se tournent, et une fois qu'on les a tournées, eh bien bizarrement... une page se tourne.
Enfin je me comprends.

Je ne sais pas si je vais faire beaucoup de dédicaces ( on demande rarement les scénaristes... monde cruel!) mais il y en a au moins une de sûre: Je serai avec Virginie Augustin le 11 décembre à la librairie BACHI BOUZOUK, à PAU. Et ce serait vraiment dommage de ne pas venir, parce que ce jour-là, il y aura également le mystérieux Anthony Jean ( LA LICORNE, éditions DELCOURT), et le flamboyant Masbou ( DE CAPES ET DE CROCS, éditions DELCOURT).
Et il est fort probable que nous écouterons du CAZOUL à fond !

Alors vraiment, si ça c'est pas chouette.

6.11.09

ET C'EST UN BLOG FRÂÂÂNÇAIS, MONSIEUR ! FRÂÂÂNÇAIS !

Raaahlalala, c'est pas facile tous les jours, tiens, la vie d'un français.
Par exemple en ce moment, alors qu'on a rien demandé, on est obligé de se farcir le grÂâÂÂâÂnd débat d'Eric Besson sur l'Identité Nationale ( à prononcer avec l'accent du sud cher à Charles Pasqua, notre maître à tous, qui a tellement nourri ce débat au cours de sa longue action politique).
Je le répète, on a rien demandé, on s'en tape, on se dit qu'il y a des problèmes autrement plus urgents, mais c'est comme ça, boum, on nous demande notre avis là-dessus, et "qui ne saute pas n'est pas français, hey !"
Et c'est là que c'est dur.
Enfin personnellement, j'en chie.
Non parce que si je prends le clavier pour dire le mal que j'en pense, eh bien je participe. C'est inévitable. Donc la solution la plus sage serait de ne même pas en parler.
Seulement voilà, je n'ai jamais été sage. Petit déjà, je tapais comme un sourd sur des culbutos qui faisaient rien qu'à se relever tout le temps ! Pourtant je tapais à m'en péter les phalanges. Mais y a pas plus tétu qu'un culbutos. Enfin si, y a moi.
Donc finalement, je vais apporter ma pierre à l'édification de la "frontière mentale" des entreprises de maçonnerie conceptuelle Besson.

Hum Hum.
Plouf Plouf.

Cher Eric, mon Ricou,
Le français, c'est comme le connard: tout le monde en connaît des tas, tout le monde prétend savoir les repérer, mais tu trouveras pas deux personnes pour en donner la même définition.
De même qu'on est toujours le con de quelqu'un d'autre, tu trouveras toujours un con pour décider que tu es pas aussi français que lui. Ce sont deux phénomènes concomitants, et cons comme la lune.
Le français dit " de souche" trouve con qu'on lui demande d'expliquer pourquoi il est français.
Le français dit " de souche chelou" trouve con qu'on lui demande systématiquement s'il EST français.
Le français dit " de souche récente" trouve con le français de " souche" qui vient lui brandir sous le nez la médaille de sa première communion à la Madeleine en lui chantant " rentre chez toi Bamboula!" ( ou Mustapha, ou n'importe quel truc en A qui ne figure pas dans le calendrier des saints).
Quant à moi qui suit de "souche à plusieurs inconnues" ( mon arbre généalogique est vermoulu et on m'a piqué plusieurs branches, je suis scié !) je trouve VRAIMENT CON d'être français en ce moment, parce que ça implique d'être sous la gouvernance de LA PIRE CLASSE POLITIQUE que l'occident ait connu depuis la régence.
Et encore, je suis indulgent.

Ami lecteur, ami frâÂÂââÂânçais, je t'en conjure, rassemble tes molécules, et fais quelque chose. Quoi? Comment ça, quoi?! Mais foutons ce ramassis de baltringues à la porte de notre esprit ! Ne nous laissons pas envahir l'identité intellectuelle ! Ne nous laissons pas polluer le bulbe par cette bande de petites gens sans envergure qui sont arrivés au pouvoir comme on parvient à ses fins avec une femme saoule ! Dessaoulons avant de nous réveiller vaseux avec un solide mal de cul !
On ne peut pas accueillir toute la misère intellectuelle du monde ! Appliquons à la pensée l'immigration choisie, et ne laissons entrer que les idées qui sentent bon la déclaration UNIVERSELLE des droits de l'Homme. U-NI-VER-SELLE...
La France: petit pays charmant sur la carte qui eut à plusieurs reprises dans son histoire son petit moment de gloriole, qui a conservé depuis quelque chose d'altier et d'un peu pédant dans la démarche, qui lui donne inexplicablement un côté sympathique. On y mange bien, on y a écrit des choses plutôt pas mal, on y a eu des idées tellement bonnes qu'on arrive toujours pas à les appliquer.
Voilà en gros, on va pas y passer deux heures.

Je préfèrerais qu'on parle un peu d'Europe, perso.

Cette Europe qu'on n'arrive toujours pas à faire entrer dans les pores de ses ressortissants. Cette Europe qu'on ne veut pas faire exister autrement que par un mode d'emploi technocratique à l'usage des grands groupes et de leur lobbies.
Cette Europe qui elle aussi, pourtant, pourrait être ramenée à une définition. Une définition qui me parait autrement plus enthousiasmante que l'autre:
Europe: ensemble de petits pays charmants sur la carte qui ont passé le plus clair de leur temps à se foutre sur la gueule et qui sont parvenus ensemble à décider que ÇA N'ARRIVERAIT PLUS JAMAIS !
Putain, c'est autrement plus classe, comme projet, non ? C'est déjà un chouette résultat, non ?
Seulement voilà, l'Europe, on ne la sent pas, nulle part. Notre classe politique dans son ensemble a compris qu'elle ne se ferait JAMAIS élire en parlant d'Europe.
"Parlez-moi d'moi, y a qu'ça qui m'intéresse, parlez-moi d'moi, y a que ça qui m'donne d'l'émoi..."
dit la chanson.
Du coup, on n'a rien changé à nos habitudes depuis la dernière guerre mondiale: en matière de culture populaire, il n'y a toujours qu'un seul standard dominant: bouffer de la culture de distraction massive américaine à pleines brouettes.
Pourquoi ? Parce qu'on a fini par accepter l'idée qu'on était des américains ordinaires.

Bon, je te laisse, c'est l'heure que je prends mes gouttes.

5.11.09

ON EST VRAIMENT DES BRANQUIGNOLS

Parfaitement, des branquignols.
Qui ça ? ben nous. Enfin Morgann et moi. Et toi aussi, lecteur, je te soupçonne de plus en plus d'en être un.
Enfin pour Morgann et moi, le doute n'est plus permis.
Et la preuve, c'est que c'est le titre de notre prochaine série. LES BRANQUIGNOLS.
Alors accroche-toi à ton clavier, lecteur, parce que pour ce nouveau projet, Morgann, individu énigmatique doté d'une personnalité complexe structurée selon les lois dites de la "gidouille fractale", s'est payé le luxe d'un changement complet de style graphique ! Si !
Et je puis te l'assurer, ça arrache le sac. Et je le prouve avec ce court extrait. Paf !


Plus rien à voir, ou presque, avec l'IVRESSE DES FANTÔMES.
Ah il est comme ça, Morgann ! Il change de projet, il change de style ! Il est comme Robert De Niro, il perd du poids ( ou il en prend, ça dépend), il enquête sur le terrain ! Si ses personnages boivent, il boit, s'ils se roulent dans le purin, il se roule dans le purin, s'ils meurent... il tue quelqu'un pour voir comment ça fait !
Pour un scénariste, naturellement, c'est très agréable, tu t'en doutes.

Bon donc, les Branquignols, prochainement, dans les bacs. Enfin prochainement, c'est un euphémisme, parce que c'est pas pour tout de suite. Eeeeh oui, mais gros projet, grosse pagination, gros travail graphique... grosse attente.
Je sais, c'est injuste. Mais la vie aussi, est injuste.

Ah, et du coup je ne t'ai même pas dit de quoi ça parle !!
J'aime pas faire ça, hein, tu le sais, j'ai un problème de plus en plus gros avec le concept du pitch.
Mais pour résumer, c'est l'histoire de cinq jeunes gens, quatre garçons et une fille, qui vont se rencontrer en 1930, à l'âge où nos hormones nous incitent à la connerie et à la légèreté des mœurs, et qui ne vont plus se lâcher, pour le meilleur et surtout pour le meilleur du pire.
Car nos chers branquignols vont choisir ( et je dis bien choisir) de prendre les "chemins qui ne mènent pas à Rome", comme disait Brassens. Délinquants et libertaires, ils vont survoler les années de guerre, et les suivantes.
Et tandis que certains à cette période, se prennent pour des aigles, nos héros à nous appliquent de leur mieux la philosophie du pigeon: "regarde le monde depuis les toits, et chie-lui dessus à ta guise".