C'était dimanche, il caillait, il faisait moche.
Pour ne rien arranger, les medias de tous bords s'employaient à nous décongeler les marronniers de saison, enneigement auvergnat, succès des téléphones portables pour noël (information CAPITALE!), problème des SDF, et SURTOUT, SURTOOOOOUUUT, l'info primordiale: le choc des titans entre l'OM et l' OL, pétard mouillé par excellence, pignolades inter-minables d'avant match, stérilité, médiocrité... Non, je vous le dis, on était à deux doigts.
Ou plus exactement à deux chaussures.
Car heureusement, un homme s'est levé pour faire de ce dimanche un jour pas comme les autres, un jour à marquer d'une pierre blanche.
Cet homme mystérieux (à l'heure où je tapote le clavier, on ne sait pas encore son nom), c'est un journaliste irakien, devenu en une seconde un paladin du monde libre, qui a profité de la dernière visite de George Bush en Irak pour lui balancer sa paire de grôles en travers de la gueule en le traitant de chien.
Joie. Emotion.

Un héros vient de naître, là, devant nous. Il a manqué sa cible, il n'en est que plus magnifique. Et à coup sûr, il aura moins d'emmerdes. D'ailleurs qu'il se rassure, pour atteindre Georges W Bush, il faut se lever tôt. G W Bush, rien ne l'atteint. Ni la honte, ni les scrupules, ni la dignité, ni les godasses.
Georges Bush a esquivé les projectiles, impeccable, tel Neo dans Matrix.
Mais d'ors et déjà, on peut déplorer un premier constat: l'amérique, après toutes ces années de présence en Irak, n'a pas eu le temps d'importer toute sa culture dans ce beau pays. Car si c'était le cas, notre brave journaliste aurait pu se procurer dans un FOOT LOCKER des chaussures plus adaptées à l'usage qu'il comptait en faire, un peu dans ce genre:

Aaaah, tout de suite, c'est autre chose. Meilleure prise en main, meilleure pénétration dans l'air, meilleure pénétration dans la boite cranienne... Vous imaginez ce que ça aurait pu être, ainsi que les commentaires de la presse en direct:
" Oulalala, superbe performance de l'irakien , attendons la note artistique... 5,3... 5, 7... 5,1 c'est sévère..."
Comme quoi, le choix du matos, c'est important.
Mais ça ne fait rien, l'image est dans la boite, comme on dit.
Désormais, et pour toujours, on a cette séquence hautement symbolique de GW Bush qui se baisse pour éviter une chaussure, comme un chien pris en train de foutre le merdier dans une poubelle.
Prenons-en de la graine ! On a tous de vieilles paires de pompes dans nos placards !
Et sinon, la BD ?
hé bien, euh... Oui, euh...
Ah si !
Je dois le dire, j'ai signé une nouvelle série chez DELCOURT: une trilogie, qui s'intitule L'HOMME QUI N'AIMAIT PAS LES ARMES À FEU.
Au dessin, un jeune auteur talentueux au corps superbe. Je vous montrerai des trucs bientôt.
9 commentaires:
Des patins ou même de bons gros sabots en bois bien d'chez nous auraient aussi tres bien pu faire l'affaire.
On était à 2 doigts!! DEUX DOIGTS!!!
Ah oui, des sabots, oui...
Lançons un appel dans tous les départements français où il reste un folklore à base de sabots: CONSERVEZ VOS VIEUX SABOTS ! Tôt ou tard, un membre du gouvernement actuel passera près de chez vous ! Et peut-être même le PDG de la société France.
Au moment ou cet hiver rigoureux pointe son nez, j'étais entrain de faire le tri dans les vielles paires de chaussure de ski de la famille...
"Chérie je dois t'annoncer que nous commençons une collections de chaussures de ski foutues, je sais ça prend beaucoup de place, mais on ne sais jamais si l'homme au talonnettes passait..."
Voilà, il faut être prévoyant.
La chaussure de ski se lance très bien, en plus...
moi je dis l'espadrille...
parce qu'on peut tout faire en espadrille...
ok, c'est nul (ou les Nuls d'ailleurs)
Olive
Yep!!!Juste un petit mot pour te dire que je kiffe grave ton blog, et je suis entièrement d'accord avec toi un bon patin dans sa gueule lui aurait fait du bien!!!Tanpis!
Aller biz biz!
Dédé!
moi j'ai pas de sabots mais j'ai des semelles spéciale escalade de glacier,ça s'adapte sur tous les types de chaussures, très pratique, 50E, kinenveut?
félicitation pour ta nouvelle trilogie, ça doit pas être la meilleure pèriode pour signer en ce moment...
Merci Olivier.
'Fectiv'ment, l'ambiance n'est pas à la fête chez les éditeurs, qui commencent à serrer les fesses en prévision de la crise, comme tout le monde.
Mais bon, hardi, compagnons ! Live the life you love and love the life you live ! (non, ce n'est pas de Raffarin... Mais ça aurait pu). ;-)
N'empeche que si notre homme chaussure avez fait l'effort de puer des pieds il aurait pu le terrasser sans même l'avoir touché...la guerre moderne est chimique, il faut savoir vivre avec son temps...
Enregistrer un commentaire